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Les acteurs de la lutte contre le VIH/Sida :

Silver Rose

Silver Rose est une organisation dirigée par des travailleuses du sexe et consacrée à la protection de ces dernières, elle lutte entre autres contre le VIH/Sida, en Russie.

 

Silver Rose a été fondée en mai 2003 et constituait initialement un groupe de soutien. A l’époque, sa création faisait suite à des violences policières. Comme le raconte le site de l’organisation Network of Sex Work Project (NSWP), « lors de la célébration du 300e anniversaire de Saint-Pétersbourg en mai 2003, la police a effectué une descente dans les bordels. La police a fixé de faux rendez-vous avec des travailleuses du sexe se faisant passer pour des clients. Ils ont utilisé de la fausse monnaie, puis ont détenu les prostituées pendant 48 heures dans une cellule d’isolement. La police a ensuite conduit les travailleuses du sexe à 200 km du centre de la ville et les a laissées là. Une partie des opérations de police consistait à «nettoyer» la ville pour la célébration ». Selon NSWP, une pratique toujours régulière les veilles d’évènements importants, comme ce fut le cas pour Sotchi en 2014. « Lors des Jeux olympiques de 2014 à Sotchi, la police a forcé toutes les personnes précédemment détenues pour «engagement dans la prostitution» à quitter la ville. »

En 2003, la garde à vue provoque une prise de conscience et le groupe de soutien décide de se réunir tous les samedis pour échanger autour des problèmes découlant des descentes policières. Les réunions s’organisent jusqu’en 2005, date à laquelle le Fonds mondial arrive en Russie et finance des programmes de prévention du VIH pour les travailleurs du sexe. Peu à peu les travailleurs du sexe organisent des campagnes de prévention du VIH sans financement. Dès lors, Irina Maslova, fondatrice et présidente de Silver Rose, ainsi que d’autres militants décident de s’organiser, ils créent leur propre site web et enregistrent légalement leur propre organisation dirigée par des travailleuses du sexe.

 

Aujourd’hui Silver Rose compte des membres dans plus de 40 villes de Russie, et s’apparente à un syndicat. L’ONG vise, entre autres, à améliorer la qualité de vie des travailleuses du sexe; à améliorer leurs accès aux services de santé; à offrir une protection juridique à ces dernières; à promouvoir des programmes et de services fondés sur les Droits Humains; à leurs assurer la sécurité et la protection contre les violences dont elles sont victimes… Le tout, dans un contexte tendu, celui de la criminalisation du travail du sexe. « Les travailleuses du sexe sont fréquemment arrêtées en vertu de l’article 6.11 « Engagement dans la prostitution » », explique le NSWP avant de poursuivre, «cependant, il existe une grande industrie du sexe ouverte dans de nombreuses régions du pays en raison de la corruption généralisée de la police ». « Silver Rose gagne du pouvoir politique en Russie, ils sont pris en compte et ils sont fréquemment interviewés dans les médias. Ils ont réussi à aider les travailleuses du sexe à mettre leurs auteurs en prison. Ils ont des membres dans de nombreuses villes de Russie » conclut l’organisation.

 

Irina Maslova s’exprime dans « Révolution Sida ».

 

Pour en savoir plus ou pour donner à Silver Rose, vous pouvez leur écrire à l’adresse suivante club.silver.rose@gmail.com.

 

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Silver Rose is a sex worker-led organization dedicated to the protection of female sex workers. Amongst others, it is fighting HIV / AIDS in Russia.

 

Silver Rose was created in May 2003 and was originally a support group. At this time, it was the consequence of police violences. As the Network of Sex Work Project (NSWP) tells us, ” During the celebration of the 300th anniversary of St. Petersburg in May 2003, the police raided brothels. The police booked fake appointments with sex workers pretending to be clients. They used fake money and then detained the sex workers for 48 hours in a solitary cells. The police then drove the sex workers 200 km away from the center of the city and left them there. It was a part of the police operations to “clean” the city for the celebration ». According to the NSWP, a regular practice before important events. ” For example, during the Olympic Games in Sochi in 2014 the police forced everyone previously detained for ‘Engagement in Prostitution’ to leave the city “.

In 2003, the police custody raises awareness and the support group decides to meet every Saturday to discuss issues arising from police raids. The meetings are organized until 2005, when the Global Fund arrives in Russia and creats HIV prevention programs for sex workers. Wich ones are gradually organizing HIV prevention campaigns without funding. At this point, Irina Maslova, founder and president of Silver Rose, and other activists decide to organize themselves, create their own website and register legaly their own organization run by sex workers.

 

Today Silver Rose has members in more than 40 cities in Russia, and is like a trade union. The NGO aims, among others, to improve the quality of life of sex workers; improve their access to health services; to offer legal protection to them; promote programs and services based on Human Rights; to provide them with security and protection against the violence they suffer … All in a tense context, the one of the criminalization of sex work. “Sex workers are frequently arrested under Article 6.11” Commitment to Prostitution, “says the NSWP before continuing,” however, there is a large open sex industry in many parts of the country because of the widespread corruption of the police “. “Silver Rose gains political power in Russia, they are taken into account and they are frequently interviewed in the media. They managed to help sex workers put their perpetrators in jail. They have members in many Russian cities, “concludes the organization.

 

Irina Maslova speaks in “Aids Revolution”.

 

To learn more or to give to Silver Rose, you can write to them at club.silver.rose@gmail.com.

LKB

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