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Les acteurs de la lutte contre le VIH/Sida :

Médecins Sans Frontières

Médecins Sans Frontières est une association médicale humanitaire internationale qui apporte une assistance médicale d’urgence à des populations dont la vie, la santé sont menacées. Les porteurs du VIH/Sida, et la façon dont ils sont pris en charge, font partie de ses préoccupations.

 

Créée en 1971 par des journalistes et des médecins français, Médecins Sans Frontières (MSF) allie aide humanitaire et actions de sensibilisation auprès des médias et des politiques. Aujourd’hui présents dans plus de 60 pays dans le monde, avec plus de 90 opérations d’assistance médicale, l’association « distribue ses secours sans discrimination en portant la priorité vers les personnes les plus immédiatement en danger », explique son site internet. Cela, en France ou à l’étranger, « principalement en cas de conflits armés, mais aussi d’épidémies, de pandémies, de catastrophes naturelles ou encore d’exclusion des soins », poursuit le site. Concernant leur fonctionnement, leurs équipes « rassemblent des professionnels de la santé, de la logistique ou de l’administration, de dizaines de nationalités différentes, expatriés ou employés localement. Après une évaluation des besoins des populations, elles apportent leurs secours dans le respect de l’éthique médicale et des principes de l’action humanitaire. »

Mais ils vont plus loin, « à partir de ses activités et de la réalité observée sur le terrain, MSF rend compte de ses interventions, peut-on lire. Elle communique publiquement pour témoigner du sort des populations auprès desquelles elle intervient, et pour informer sur l’ampleur, l’efficacité ou les objectifs des secours engagés. » C’est ce que l’organisation caritive privée à fait suite à la conférence annuelle sur le VIH/SIDA à Amsterdam. Cette dernière a dénoncé « la lenteur de ViiV health Care, filiale de Pfizer, GlaxoSmithKline et Shionogi, à mettre à disposition le Dolutegravir aux deux millions d’enfants infectés par le VIH qui en ont besoin », dans son rapport. L’organisation estime que « la grande majorité des enfants traités pour le VIH continuent de recevoir des médicaments peu robustes et causant de nombreux effets secondaires. » Médecins Sans Frontières explique que ViiV a mis au point une version pédiatrique du Dolutegravir, recommandé comme traitement de premier choix par l’OMS pour les adultes et les enfants de un mois à dix ans. Or, « en novembre 2017, ViiV s’était engagée à rendre le Dolutégravir pédiatrique accessible à son coût de production pour les pays à faibles revenus ou intermédiaires jusqu’à ce qu’un médicament générique soit disponible. Presque 18 mois après l’approbation de la formule par l’agence européenne du médicament, et malgré les appels répétés de MSF et d’autres organisations, ViiV n’a engagé la procédure d’enregistrement que dans trois pays d’Afrique subsaharienne. Alors que des dérogations accordées par les gouvernements permettent de contourner les délais d’enregistrement des médicaments, la compagnie refuse de les solliciter, faisant du Dolutegravir un médicament hors d’accès pour la majorité des enfants des pays en voie de développement », conclut Médecins Sans Frontières.

 

Rony Brauman parle dans « Révolution Sida ».

 

Pour en savoir plus ou pour donner à Médecins Sans Frontières, rendez-vous sur le site de l’association.

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Médecins Sans Frontières is an international humanitarian medical association that provides emergency medical assistance to populations whose lives and health are threatened. The carriers of HIV / AIDS, and the way they are cared for, are among his concerns.

 

Created in 1971 by French journalists and doctors, Médecins Sans Frontières (MSF) combines humanitarian aid and media and political awareness campaigns. Today present in more than 60 countries in the world, with more than 90 medical assistance operations, the association “distributes its relief without discrimination by giving priority to those most immediately at risk,” says his website. This, in France or abroad, “mainly in cases of armed conflict, but also epidemics, pandemics, natural disasters or exclusion of care,” continues the site. As for their functioning, their teams “bring together health, logistics and administration professionals, dozens of different nationalities, expatriates or employees locally. After an assessment of the needs of the populations, they bring their relief in the respect of the medical ethics and the principles of the humanitarian action.

But they go further, “based on its activities and the reality observed on the ground, MSF reports on its interventions, can we read. It communicates publicly to testify of the fate of the populations with which it intervenes, and to inform on the scale, the effectiveness or the objectives of the committed relief. This is what the private charity organization has done following the annual conference on HIV / AIDS in Amsterdam. The latter denounced “the slowness of ViiV health Care, a subsidiary of Pfizer, GlaxoSmithKline and Shionogi, to make Dolutegravir available to the two million HIV-infected children who need it”, in its report. The organization estimates that “the vast majority of children treated for HIV continue to receive medications that are not robust and cause many side effects. Médecins Sans Frontières explains that ViiV has developed a pediatric version of Dolutegravir, recommended as the first-choice treatment by WHO for adults and children from one month to ten years of age. However, “in November 2017, ViiV committed to making pediatric Dolutegravir affordable for low-income and intermediate countries until a generic drug was available. Almost 18 months after the approval of the formula by the European Medicines Agency, and despite repeated calls from MSF and other organizations, ViiV only started the registration process in three countries in sub-Saharan Africa. While exemptions granted by governments can circumvent the deadlines for registration of drugs, the company refuses to solicit, making Dolutegravir a drug out of reach for the majority of children in developing countries, “concludes Médecins Sans frontières.

 

Rony Brauman speaks in “AIDS Revolution”.

 

To learn more or to give to Médecins Sans Frontières, visit the association’s website.

 

LKB

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