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Les acteurs de la lutte contre le VIH/Sida :

Amnesty International

Amnesty International est une ONGI qui se donne comme mission la défense des droits de l’Homme, parmi ces droits ceux des personnes ayant contractées le VIH/Sida.

 

L’ONGI naît d’un fait divers, la condamnation à sept ans de prison de deux étudiants ayant porté un toast à la liberté, et de l’indignation que ce dernier provoque chez un avocat britannique, Peter Benenson, le 19 novembre 1960. Dès lors, ce dernier fonde une organisation basée sur les principes d’impartialité et d’indépendance et envoi des délégués chargés d’intervenir en faveur des prisonniers dans quatre pays. Lors de sa première année d’existence, Amnesty International s’occupe déjà de 210 dossiers. Très vite, les membres de l’ONGI créent des instances nationales dans sept pays. Aujourd’hui, l’organisation internationale à caractère non gouvernemental dont le siège est à Londres, possède des sections dans plus de 80 pays et se voit reconnaître le caractère d’organisme à voix consultative auprès de l’ONU, de l’UNESCO, de l’Europe et de l’Organisation des États américains, entre autres.

 

Parmi ses nombreuses missions, Amnesty International milite notamment pour la libération des prisonniers d’opinion, le droit à la liberté d’expression, l’abolition de la peine de mort et de la torture, mais aussi pour le respect de l’ensemble des droits civils, sociaux, culturels… Les droits humains faisant « partie intégrante de la lutte contre le VIH/sida » comme l’explique le site de l’organisation, c’est donc tout naturellement, que cette dernière lutte contre la stigmatisation et la pénalisation de cette maladie. « Une approche ouverte, mettant en avant les droits humains, est essentielle si l’on veut s’assurer que chaque personne bénéficie de l’accès aux moyens de prévention, à des dispositifs de conseil et de dépistage volontaire, à un traitement durable à long terme, des soins et un soutien appropriés et puisse vivre libre de toute crainte, de toute violence et de toute discrimination » développe le site. « Sans une telle approche, de plus en plus de personnes seront privées de la possibilité de vivre leur vie pleinement, en toute sécurité, dans le respect de leur droit à la santé et de leurs droits fondamentaux. Cet objectif ne pourra être atteint sans la mise à disposition du maximum de ressources disponibles, à travers notamment la coopération et l’assistance internationale auxquelles se sont engagés tous les membres des Nations unies. »

 

En 2018, leurs conclusions sont alarmantes. Outre le nombre croissant de nouveaux cas, le manque de soin et l’humiliation subie par les porteurs du VIH/Sida, Amnesty International s’alarme de la pénalisation de toutes personnes se donnant comme objectif de sensibiliser la population. Nombreux sont les pays dans lesquels des “militants” sont interpellés alors qu’ils participaient à un atelier de sensibilisation au VIH organisé par une ONG. Ces derniers sont ensuite inculpés et bien souvent exhibés en guise d’exemple. C’est le cas d’environ 42 hommes et garçons, âgés de 12 à 28 ans, condamnés pour « s’être livrés à des activités homosexuelles » au Nigeria, explique Amnesty International dans son rapport de 2017/2018. Et les exemples similaires se multiplient en Iran, à Taiwan, en Tanzanie, en Ukraine, en Afrique du sud, et dans bien d’autres pays encore. Au Tadjikistan, par exemple, des membres de la communauté LGBTI subissent les arrestations arbitraires, les placements en détention et les actes de discrimination. « Certains ont notamment été inscrits de force sur des listes établies par le ministère de l’Intérieur », relate le même rapport. «  Officiellement pour les protéger et « empêcher la diffusion de maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH/sida ». Les autorités ont accusé des ONG travaillant avec des LGBTI dans le cadre de missions de santé sexuelle de porter atteinte aux valeurs culturelles traditionnelles. »

 

Catherine Murphy parle dans « Révolution Sida ».

 

Pour en savoir plus ou pour soutenir Amnesty international, rendez-vous sur le site de l’organisation.

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Amnesty International is an INGO whose mission is to defend human rights, including those of people living with HIV / AIDS.

 

The INGO born of a news item, the condemnation to seven years of imprisonment of two students toast to freedom, and indignation that the latter causes a British lawyer, Peter Benenson, on November 19, 1960. As a result, he founded an organization based on the principles of impartiality and independence and sent delegates to intervene on behalf of prisoners in four countries. In its first year of existence, Amnesty International is already handling 210 cases. Very quickly, the INGO members create national bodies in seven countries. Today, the non-governmental international organization, headquartered in London, has branches in more than 80 countries and is recognized as an advisory body to the UN, UNESCO, Europe and the Organization of American States, among others.

 

Among its many missions, Amnesty International campaigns for the release of prisoners of conscience, the right to freedom of expression, the abolition of the death penalty and torture, but also for the respect of all civil, social and cultural rights … Since human rights are “an integral part of the fight against HIV / AIDS” as the organization’s website explains, it is therefore natural for the latter to fight against stigma and criminalization of this disease. “An open approach, emphasizing human rights, is essential if we want to ensure that everyone has access to prevention, voluntary counseling and testing, and sustainable treatment. long-term care and support and live free from fear, violence and discrimination “develops the site. “Without such an approach, more and more people will be deprived of the opportunity to live their lives fully, safely, in accordance with their right to health and their fundamental rights. This goal can not be achieved without the provision of the maximum available resources, particularly through the cooperation and international assistance to which all members of the United Nations have committed themselves. ”

 

In 2018, their conclusions are alarming. In addition to the growing number of new cases, the lack of care and the humiliation suffered by the carriers of HIV / AIDS, Amnesty International is alarmed by the criminalization of all people with the objective of raising awareness. There are many countries in which “activists” are arrested while participating in an HIV awareness workshop organized by an NGO. The latter are then indicted and often exhibited as an example. This is the case for about 42 men and boys, aged between 12 and 28, sentenced for “engaging in homosexual activity” in Nigeria, Amnesty International says in its 2017/2018 report. And similar examples are proliferating in Iran, Taiwan, Tanzania, Ukraine, South Africa, and many other countries. In Tajikistan, for example, members of the LGBTI community face arbitrary arrests, detention and discrimination. “Some have been forcibly registered on lists established by the Ministry of the Interior,” says the same report. “Officially to protect them and to prevent the spread of sexually transmitted diseases, including HIV / AIDS.” Authorities have accused NGOs working with LGBTIs on sexual health missions of undermining traditional cultural values. ”

 

Catherine Murphy speaks in “AIDS Revolution”.

 

To find out more or to support Amnesty International, visit the organization’s website.

LKB

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