Baptisé en l’honneur du jeune activiste Nkosi Johnson, Nkosi’s Haven, qui se traduit par le HAVRE DE NKOSI, est un orphelinat et une ONG très reconnus en Afrique du Sud.
Créé en 1999 et basé à Johannesburg, Nkosi’s Haven offre des soins, un soutien et un hébergement aux mères atteintes du VIH/Sida et à leurs enfants, qu’ils soient porteurs ou non du virus. Nkosi Johnson, qui a donné son nom à l’ONG, est né Xolani Nkosi le 4 février 1989 dans un township de Johannesburg.
Sa mère, Nonthlanthla Daphne Nkosi, elle-même séropositive, lui transmet le virus à la naissance. Tous deux malades, ils sont admis dans un centre de soins à Johannesburg. Là, ils rencontrent Gail Johnson, une travailleuse bénévole. Lorsque, faute de moyens, le centre ferme ses portes, Gail Johnson, avec l’accord de la mère de Nkosi ne pouvant pas retourner chez elle avec un enfant séropositif, adopte l’enfant.
Très vite, Gael désire le scolariser mais se heurte aux préjugés de la population… Refusé d’inscription scolaire, Nkosi devient « une figure nationale dans la campagne pour destigmatiser le sida » peut-on lire sur le site de l’ONG qui retrace son parcours.
L’apogée de son activisme étant la 13e Conférence internationale sur le Sida à Durban en Afrique du Sud, en juillet 2000. Il y prononce son célèbre discours : « Prenez soin de nous et acceptez-nous – nous sommes tous des êtres humains. Nous sommes normaux. Nous avons des mains. Nous avons des pieds. Nous pouvons marcher, nous pouvons parler, nous avons des besoins comme tout le monde. N’ayez pas peur de nous – nous sommes tous pareils. »
Nkosi Johnson est mort le 1er juin 2001, soit 4 ans après sa mère naturelle, à l’âge de 12 ans. Sa vie a eu un fort impact sur la perception de la pandémie, à tel point qu’après son décès, le ministre sud-africain du Développement social, Zola Skweyiya, a reconnu la contribution de Nkosi. « Nous, les Sud-Africains – et tous les autres sur ce continent et dans le monde – devons apprendre à reconnaître et à traiter avec humanité ceux qui vivent avec le sida », a écrit Skweyiya dans le Sunday Times rapporte le site de l’ONG.
En 2002, l’ONG a reçu une subvention et a pu développer le Nkosi’s Haven Village, un environnement ayant pour objectif de rendre leur dignité à plus de 180 mères et enfants, aux parcours variés mais toujours marqués par le rejet, la stigmatisation et la violence. Depuis 2009, les équipes du centre offrent de multiples formes de thérapies et possèdent une infirmerie, une bibliothèque, des salles de loisirs et de classe, une boulangerie et un centre de musique et d’arts.
Et en 2008, ils ont également acheté une propriété de 5 hectares à environ 50 km au sud de Johannesburg, afin d’y mettre en place une « ferme collective » autosuffisante appelée Nkosi’s Haven 4Life Farm. Les combats de Nkosi Johnson vivent aujourd’hui à travers ces structures.
Gail Johnson s’exprime dans « Révolution Sida ».
Pour en savoir plus ou pour donner au Nkosi’s Haven, rendez-vous sur le site de l’ONG.
– – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – – –
Named in honor of young activist Nkosi Johnson, the Nkosi’s Haven is an orphanage and a recognized NGO in South Africa.
Established in 1999 and based in Johannesburg, Nkosi’s Haven provides care, support and shelter to mothers with HIV / AIDS and their children, whether they are HIV-positive or not. Nkosi Johnson, who gave his name to the NGO, was born Xolani Nkosi on February 4, 1989 in a township in Johannesburg.
His mother, Nonthlanthla Daphne Nkosi, HIV-positive herself, transmitted the virus at birth. They were both sick and were admitted to an health center in Johannesburg. There, they met Gail Johnson, a volunteer. When the center had to close its doors, Gail Johnson, with the agreement of Nkosi’s mother who could not return home with an HIV-positive child, adopted the child.
Soon Gail wants Nkosi to study but faces the prejudice of the population … Refused for school enrollment, Nkosi became « a national figure in the campaign to destigmatize AIDS »as we could read on the NGO’s website which traces its course.
The pinnacle of his activism was the 13th International AIDS Conference in Durban, South Africa, in July 2000. He delivered his famous speech: « Take care of us and accept us – we are all human beings. We are normal. We have hands. We have feet. We can walk, we can talk, we have needs like everyone else. Do not be afraid of us – we are all the same. »
Nkosi Johnson died on June 1st, 2001, four years after his birth mother, at the age of twelve. His life had a strong impact on the perception of the pandemic, so much that after his death, South Africa’s Minister of Social Development, Zola Skweyiya, recognized Nkosi’s contribution. « We South Africans – and everyone else on this continent and in the world – must learn to recognize and treat with humanity those living with AIDS, » wrote Skweyiya in the Sunday Times reports the NGO site.
In 2002, the NGO received a grant and was able to develop the Nkosi’s Haven Village, an environment that aim to restore the dignity of more than 180 mothers and children, with varied backgrounds but always marked by rejection, stigmatization and violence.
And in 2008, they also bought a 12-acre property about 50 km south of Johannesburg to establish a self-sustaining « farmhouse » called Nkosi’s Haven 4Life Farm. The fighting of Nkosi Johnson live today through these structures.
Gail Johnson speaks in « AIDS Revolution ».
For more information or to give Nkosi’s Haven, visit the NGO’s website.
LKB
